domingo, 19 de mayo de 2013

Rencontre des familles au Templo del Sol. Charles Obergfell


Discurso de  Charles Obergfell, Presidente Honorario de la FNI-INF, Federación Naturista Internacional. Rencontre des familles au Templo del Sol, Mayo 2013
Charles Obergfell

Chers amis,
Je tiens tout d'abord à remercier Ismael et le bureau de la FEN de nous avoir honorés, Marlène et moi, de l'invitation à cette rencontre en ce lieu grandiose que nous avons déjà pu  apprécier il y a 10 ans à l'époque de mon mandat à la Fédération Naturiste Internationale. Je regrette que nous n'ayions pas pu prendre part à l'intégralité des activités pour des raisons familiales, mais vous le savez, il n'est pas possible d'être présent à deux endroits en même temps.
Je me réjouis aussi de revoir Sieglinde et les amis de l'INF-FNI, ainsi que les présidents et autres acteurs de différentes fédérations qui, par leur présence, soulignent l'universalité de notre mouvement. Si dans beaucoup d'autres domaines la mondialisation peut susciter des doutes ou des divergences, c'est bien dans le naturisme que cette idée m'a toujours paru parfaitement adaptée.
Et s'il existe un pays où les naturistes ont toujours été ouverts tous azimuts, c'est bien l'Espagne. J'ai eu l'avantage d'y vivre plusieurs grands événements internationaux, chaque fois organisés avec beaucoup de talent et un souci d'hospitalité exemplaire. L'accueil de la Fédération Naturiste Espagnole repose d'abord sur l'amitié et l'idéal, dans le droit fil du courant de pensées des fondateurs  de la Fédération Internationale qui achèvera sous peu ses 60 premières années d'existence.
La Fédération Naturiste Internationale organise tous les ans certains événements qui favorisent les contacts entre naturistes de toutes provenances, mais elle encourage aussi les naturistes de pays les plus divers de prendre des initiatives pour se rencontrer, que ce soit par la pratique des vacances dans nos centres, la fréquentation des plages naturistes, la correspondance entre les membres ou l'organisation d'événements comme celui-ci. Les Espagnols l'ont bien compris, d'autres fédérations d'ailleurs aussi et plus ce genre de manifestation se produira, mieux notre mouvement se portera.
D'ailleurs comment se porte-t-il, le naturisme en 2013? Il a environ un siècle d'âge et comme tout ce qui est vivant, il a passé par des phases de développement, de bonne santé, d'euphorie, parfois aussi de stagnation, de recul et aussi de discordes internes. Nous le mesurons dans notre mouvement organisé parce que nous le connaissons de l'intérieur. Nous le cernons moins chez les naturistes non affiliés mais sympathisants. Et là se pose la question: l'idée du naturisme est-elle encore dans l'air du temps?
Un vent de liberté a flotté sur le monde à la fin des années 60 et s'est prolongé jusqu'à la fin du 20ème siècle. Souvenez-vous de Woodstock, du courant hippie, du refus de la consommation à outrance, de flowerpower, de peace and love. La tolérance s'imposait en règle et il devenait plaisant pour tout le monde de profiter de la libération de la pensée et de la parole. Des pays longtemps fermés, sans nécessairement adopter nos idées, se sont au moins ouverts aux visiteurs jusqu'à accepter  une certaine libéralité. Je me souviens d'années où des agences de voyage naturistes nous proposaient des séjours aux Maldives… Aujourd'hui, une telle proposition est impensable! Non seulement beaucoup de pays qui étaient sur la voie d'une plus grande ouverture ont fait volte-face par l'instauration de régimes doctrinaires, certains sont même devenus inaccessibles. Ces courants contraires nous sont revenus sous des formes certes atténuées, mais cependant perceptibles. Vient s'ajouter à cela Internet qui nous aide beaucoup comme moyen de communication, mais se révèle souvent aussi comme falsificateur de notre philosophie. Que de confusions depuis que cet outil s'est répandu dans toutes les couches des populations. Vous cliquez sur naturisme et vous tombez certes sur de la nudité, mais pas sur celle pour laquelle nous militons. C'est ainsi que disparaît dans l'esprit de beaucoup de gens la frontière entre naturisme et libertinage.
Ainsi, nous assistons d'un côté à un retour en arrière et de l'autre à une déformation notoire de notre manière de vivre.
Tout cela ne nous arrange pas et il faut beaucoup de communication saine et très claire. Il est important que les médias nous comprennent et rendent compte au public de la vérité de nos valeurs. Le grand public sait-il que nous avons été les premiers à nous inquiéter sur les dangers qui menacent l'environnement? Sait-il que l'humanisme et la fraternité ont été le terreau dans lequel le naturisme a pris ses racines? Sait-il que le respect mutuel dont notre mouvement a fait l'un de ses principes de base lui a permis d'acquérir son caractère familial et éducatif? Sait-il que l'amitié spontanée entre ses membres a favorisé de nombreux contacts à travers le monde et qu'avant l'universalisation de l'anglais, c'est parmi les naturistes que la proportion d'espérantistes était une des plus fortes?
La liste n'est nullement exhaustive et ce ne sont là que quelques exemples qui montrent que nous sommes loin des clichés inappropriés véhiculés par la presse écrite et télévisée qui ne voit pas à priori pourquoi elle se documenterait sérieusement sur le naturisme. Les efforts que font les fédérations pour aller au-devant de ces informateurs et dont j'ai souvent été témoin doivent être très fortement soutenus; ils doivent être renforcés car il ne faut pas oublier que ce qui nous semble naturel ne l'est de loin pas dans toutes les têtes.
Dans les rencontres comme celle-ci, nous prenons beaucoup de plaisir à être ensemble et d'échanger nos élans amicaux, c'est super mais il faut que nous y puisions de nouvelles ressources pour qu'après nous étendions autour de nous cette joie de vivre et de convaincre d'autres personnes à adopter notre philosophie. Nous avons tous su amener des proches ou des amis au naturisme. La méthode confidentielle a fait ses preuves, mais peut-être pouvons-nous agir plus fort. Nous avons constaté plus d'une fois que les manifestations publiques de masse ont abouti à la légitimation de mouvements restés longtemps dans la quasi clandestinité. Un rassemblement naturiste de masse arriverait-il à un résultat semblable? Pouvons-nous tenter un Woodstock naturiste? Vous me direz qu'à Woodstock il y avait beaucoup de jeunes. Mais n'est ce pas justement de jeunes dont notre mouvement a besoin pour qu'il retrouve son dynamisme?
Après avoir exposé ces réflexions dont certaines peuvent s'apparenter à des chimères – en France on parlerait de châteaux en Espagne – je vais effectuer mon deuxième atterrissage de la journée et enfin passer avec vous les heures agréables pour lesquelles je me suis réjoui depuis trois mois!

Je vous remercie pour votre attention.
Charles Obergfell

A Balance in Rights. Nothing gives some people the right to deny others of theirs


by Jaume d’Urgell, International Foundation for Human Rights*
Jaume d’Urgell, International
Foundation for Human Rights

First of all, I would like to read some articles of the Universal Declaration of Human Rights in order to limit the scope and refresh our memory. I am going to read only a few lines out of the well known 30-article brief document approved by the United Nations in 1948.
Article 18. Everyone has the right to freedom of thought, conscience and religion; this right includes freedom to change his religion or belief, and freedom, either alone or in community with others and in public or private, to manifest his religion or belief in teaching, practice, worship and observance. 
Article 19. Everyone has the right to freedom of opinion and expression; this right includes freedom to hold opinions without interference and to seek, receive and impart information and ideas through any media and regardless of frontiers. 
Article 26. (2) Education shall be directed to the full development of the human personality and to the strengthening of respect for human rights and fundamental freedoms. It shall promote understanding, tolerance and friendship among all nations, racial or religious groups, and shall further the activities of the United Nations for the maintenance of peace. 
Article 30. Nothing in this Declaration may be interpreted as implying for any State, group or person any right to engage in any activity or to perform any act aimed at the destruction of any of the rights and freedoms set forth herein.
Quite frequently we find opposing points of view regarding the interpretation of some of the articles in the Universal Declaration of Human Rights with each of these interpretations claiming legitimacy.

If we examine Freedom of Speech in the light of article 19 and we are inclined to think of it as an absolute and limitless declaration, as some people hold to be the case, we see it is obviously wrong. We only have to look at some examples such as death threats, violation of privacy or public defamation without proof, which are not legally permissible, to understand that point of view is incorrect.

Thus, rights ought to be applied with balanced judgement.

What kind of balance? We should strive to find a balance within the spirit of the text, not only avoiding contradictions regarding other articles in the UDHR but also striking a balance among the ideas, principles and values which stem from Humanistic Thought, Law and Philosophy.  

Unfortunately, years and, even, decades after the UDHR, the right of African-Americans to attend all-white schools or universities was being denied in the United States. American caucasians and blacks were also segregated on public transport (i.e.: having to yield their seats to white folk) and non-whites had to face discrimination and humiliation every day such as when attending public pools, labelled  either ‘blacks’ or ‘whites’.

Hatred, fear, suspicion, dismal stereotypes and deceitful reasoning were at the source of these racial attitudes which are contrary to the essence of the Universal Declaration of Human Rights.

“The right not to see blacks” was perhaps the most frequent argument; that is, the right not to share room with people who were seen as below them , in spite of human, philosophical, historical and scientific evidence.

Those whites who upheld their supposed “right not to see blacks” did not want to see black children in the same classrooms as their children. They did not want to see them in the same lavatories, town halls, cinemas or restaurants. Neither did they want to see blacks sitting on public trains and buses as long as whites had to be standing.

Is there such a thing as the right not to see? Obviously not. Not only is there not such a right but we can state that, in general terms, there is not the right to deny others of their rights, since a right which only a few people could have would not be worthy of being called a right ; on the contrary, it would become a privilege.

Nobody has the right to deny others of their rights.

As far as Naturism is concerned, there are people, who under the influence of moral dogmas, political doctrines and other sources of noncritical thought, still insist today, in 2013, on their right not to see. Furthermore, they believe they have a right to impose their moral code on others without their consent.

The Naturist movement must work cross-functionally and be geared towards different goals: on one side, to explain in simple words that the rights of some do not impeach on the rights or values of anybody else; on the contrary, they strengthen theirs. Likewise, that rights do not mean compulsion; that social institutions do not run any risk of crumbling only because other people do not hide their bodies, weather permitting. On the other side, Naturists must be alert against any attempts to label, as criminal offenses, expressions of freedom such as just taking off their clothes or any other masks worn against their will.

I have begun this presentation with some quotations and I will finish by quoting two more, article 1 from the UDHR and the formal definition of Naturism.
 Article 1. All human beings are born free and equal in dignity and rights. They are endowed with reason and conscience and should act towards one another in a spirit of brotherhood. 
"Naturism is a way of life in harmony with nature, expressed through social nudity, linked to self-respect, tolerance of differing views together with respect for the environment".
*Jaume d’Urgell, International Foundation for Human Rights.
3rd Naturist Meeting of Southern Europe, (FEN, AAPNT, INF). Debate on “From Public Offense to Naturist Freedom” (“Del Escándalo Público a la Libertad Naturista”). Members of the board: Ismael Rodrigo, FEN President; Joaquim Plana, FEN Vicepresident and CCN President; Jaume d’Urgell, Human Rights; Javier I. Rodríguez, Penal Law expert; Jordi Jiménez, Police Command Officer.  
Link to the original in Spanish.

Encaje del Naturismo en la legislación española desde 1984 a nuestros días. Recorrido legislativo y jurídico


III Encuentro Naturista del Sur de Europa 
FEN - AAPNT - FNI
Javier, Jordi, Ismael Quim y Jaume, desde la izquierda
Mesa de debate: "del Escándalo Público a la Libertad Naturista"
Ponentes (ver fotografía):
Ismael Rodrigo, Presidente FEN
Quim Plana, Vice FEN, Pres. CCN
Jaume d'Urguell, DD HH
Javier I. Rodriguez, Derecho Penal
Jordi Jimenez, Mando policial

Intervención de Ismael Rodrigo, 
presidente de la Federación Española de Naturismo, FEN.


1.- El Tribunal Supremo (Sala de lo Criminal) se pronunció sobre el nudismo el de 2 mayo 1984, siendo ponente el Excmo. Sr. D. Luis V. M.  “El TS declara no haber lugar al recurso de casación, por infracción de Ley, interpuesto por María D. A., contra sentencia de la Audiencia que le condenó como autora de un delito consumado de escándalo público del art. 431 del C. P., a la pena de un mes y un día de arresto mayor y multa de 20.000 ptas.”
La evolución de los hechos se puede seguir con facilidad a través de los periódicos de la época (ejemplo, El País del 24/06/1984)
“Los portavoces del Grupo Popular le preguntaron al alcalde por qué no se legalizaba también una playa para gays, otra para negros, etcétera” y “La experiencia de Baroña terminó con el procesamiento de 14 nudistas, que fueron conducidos al cuartel de la Guardia Civil de Porto do Son y luego al de Santiago de Compostela, a 50 kilómetros, «donde nos tomaron fotografías y nos midieron los pies, aun no sabemos para qué». Otros seis nudistas detenidos en la playa de Barra, en Cangas de Morrazo, fueron juzgados por la Audiencia Provincial de Pontevedra, que los condenó a un mes y un día de arresto, multa de 20.000 pesetas y seis años y un día de inhabilitación profesional. El Tribunal Supremo denegaría el recurso de una joven pontevedresa en una histórica sentencia en la que se califica el nudismo como «ese retorno a tiempos edénicos anteriores al pecado original». Conocido el fallo, los pioneros gallegos del nudismo reiteraban sus peticiones legislativas en un telegrama al Gobierno”.

2.- Proposición 122/000046 del 17 de marzo de 1987.
Aquella Sentencia del TS mostró la necesidad de modificar el CP aboliendo el delito de escándalo público. Para ello se presentó la proposición 122/000046 del 17 de marzo de1987, en la que calificaba al “escándalo público, radicalmente incompatible con un orden democrático y pluralista como el que la Constitución consagra como mandato del legislador”. Es decir se le calificaba de inconstitucional. En el citado Boletín de las Cortes se dice:
“Se ha hablado del «escándalo de la sentencia del escándalo público», pero la responsabilidad última del mismo se encuentra en la propia ley […] El Código ha protegido desde entonces con la pena de un delito una determinada concepción de la moral, que entre nosotros no ha aparecido más que como moral sexual. […]
Las penas servían «para el vivir pacífico de los españoles y la eficaz sanción de la ley para los que se aparten de las reglas de la moralidad y rectitud, que son norma de toda sociedad iluminada en su marcha a través de la Historia por los reparadores principios del Cristianismo y del sentido católico de la vida».La expuesta es la tradición de que es portadora la figura del escándalo público, radicalmente incompatible con un orden democrático y pluralista como el que la Constitución consagra como mandato del legislador”

3.- LO 5/1988, de 9 de junio.
Como resultado de esta Proposición de Ley el Congreso de los Diputados aprobó la abolición de los obsoletos artículos 431 y 432 del Código Penal sobre el escándalo público. Estas modificaciones se introdujeron en 1988 (LO 5/1988, de 9 de junio). Unos siete años después el nuevo Código Penal (CP) se reafirmaba en su acierto y quedaba así limpio de consideraciones que lo vincularan a ninguna moral, en consonancia con nuestra Constitución. En dicha modificación también se suprimió el específico artículo 577.1 que penaba a 
"los que se bañaren faltando a las reglas de decencia o de seguridad establecidas por la Autoridad serán castigados con multas de 500 a 5.000 pesetas y con represión privada".

4.- Interpretación de la “mente del legislador”.
Dado que la Ley Orgánica 5/1988 se limita en su texto final a constatar la abolición de dichos delitos, es necesario recurrir al Diario de Sesiones del Congreso de los Diputados para conocer las disquisiciones de la Comisión de Justicia e Interior y sobre todo las votaciones. El texto completo se puede consultar en la Base de datos de la web del Congreso, documento número 228 de 1988, III Legislatura, del 23 de febrero, de 28 folios. Como ejemplo, por centrarse con claridad en el tema que nos ocupa, citaremos una intervención del Diputado Bandres Molet, Página 20 (8166), y el resultado de la votación (unanimidad) en la página siguiente (21) (8167):
El artículo 577.1 "los que se bañaren faltando a las reglas de decencia o de seguridad establecidas por la Autoridad serán castigados con multas de 500 a 5.000 pesetas y con represión privada". La playa de San Sebastián [...], tenía dos zonas, una para hombres y otra para mujeres; los hombres, camiseta y pantalón Meyba, las mujeres, toda clase de elementos de cobertura de su cuerpo, y, en los lugares únicos en los que se podía estar juntos, un hermoso albornoz[...] Por todo ello solicito de mis compañeros colegisladores que se sientan a mi diestra que acepten esta enmienda mía en su totalidad, es decir extendiéndose a todas las expresiones del número 1 del artículo 577 para que así nuestro código quede un poco más lustroso y más presentable.Página 21: votación de la supresión total del 577.1. Aprobada por unanimidad.

5.- Transposición de la LO 5/1988 del 9 de junio al ámbito no penal: Ley de Costas (LO 22/1988 de 28 de julio).
Tras las intenciones de nuestros legisladores expuestas anteriormente no cabe pensar que se pretendiera sacar de lo penal el delito de escándalo por inconstitucional para permitir que se pudiera seguir sancionándolo mediante leyes o reglamentos civiles. Es por ello que de inmediato (poco más de un mes después), y también mediante Ley Orgánica, como no podía ser de otro modo, se modifica la Ley de Costas de cara a suprimir la figura por la que el estado cedía sus competencias de policía de moralidad a los Ayuntamientos. Así mediante la LO 22/1988 se retira esta figura, contraria al nuevo ordenamiento jurídico en la nueva Ley de Costas. Por ello en la nueva Ley de Costas desaparece la anterior referencia a competencias de contenido moral que la antigua Ley de Costas de 26 de abril de 1969 hacía en su artículo 17 que le atribuía la denominada “policía de moralidad”. Por tanto, ya desde 1988 y con la nueva Ley de Costas, quedó claro que las competencias municipales sobre las playas no habilitan a los Ayuntamientos (ni a nadie) a actuar como “policía de moralidad”, ya que esta función sí se encontraba en la antigua Ley de Costas y ha sido suprimida específicamente en la actual. No nos encontramos por tanto ante un caso de vacío legal que se pueda dejar al arbitrio del Ayuntamiento, sino de una supresión específica y deseada.
Es por ello que se retiraron de la descripción de cada playa de la web de “Costas” las calificaciones de playa autorizadas para el nudismo, al pasar a ser todas las playas de uso libre por todos los ciudadanos, y que hasta ese momento suponían además de lo expuesto, el establecimiento de un uso privativo del dominio público contrario a la Constitución y a la Ley de Costas.

6.- Proposición no de Ley del Parlamento de Cataluña.
A pesar de que tras lo expuesto creemos que queda fuera del ámbito de todas las administraciones la posibilidad de regular (que siempre implica prohibir en alguna medida) la desnudez, especialmente en las playas, sí le es posible a las administraciones emitir proposiciones, siempre que sean no de ley, que ayuden a clarificar aspectos que puedan suscitar dudas en las fuerzas de seguridad, o que ayuden a formar a la ciudadanía en el respeto a las ideologías de los demás y a sus expresiones externas. Así el Parlamento de Cataluña aprobada el 13 de febrero de 1997 una proposición no de ley solicitando a los Ayuntamientos “la supresión de los obstáculos reglamentarios que impiden la práctica del nudismo”.

7.- La Sentencia de 22 de febrero de 1999 del Tribunal Superior de Justicia de la Comunidad Valenciana, (Nº de Resolución: 289/1999).
Sin entrar en el fondo del asunto, consideró nulo un acuerdo municipal donde se decidía a destinar una zona de playa como nudista, puesto que es una decisión que, en todo caso, debe ser adoptada por la Administración del Estado, como titular del bien de dominio público. Como admite el propio Tribunal, el TSJV no entra en el fondo del asunto, ya que sólo ha sido preguntado por si los Ayuntamientos son o no competentes. El TSJV se limita a dejar claro que no es competencia de los Ayuntamientos. Si hubiera decidido entrar en el fondo del asunto, habría advertido que el verdadero motivo por el cual Costas deja de delegar la “policía de moralidad” en los Ayuntamientos no es que se la reserve para sí, sino que el propio Estado carece de ella tras las LO 5/1988 y 22/1988, y por tanto no puede delegar una capacidad de la que carece.

8.- Recomendación del Ararteko (Defensor del Pueblo Vasco) contra la Ordenanza Municipal del Ayuntamiento de Getxo, que regulaba zonas para el nudismo y lo prohibía en otras.
En la recomendación de la defensora del Pueblo Vasco 33/2001 del 1 de Octubre, a solicitud de nuestra asociación hermana en el País vasco (ENE), se concluye que:

El Ayuntamiento de Getxo deberá anular el Decreto de Alcaldía de 12 de julio de 2001, por el que se dispone que la Policía Municipal aperciba a aquellas personas que practiquen el nudismo en las playas o en las campas del municipio, para que se abstengan de hacerlo […] ya que con base en las anteriores consideraciones es contrario al ordenamiento jurídico”.

Recuerda la defensora del pueblo que el Ayuntamiento y sus actividades deben tener pleno sometimiento a la Ley y al Derecho: artículos 9.3 y 103.1 del RSCL (Reglamento de Servicios de las Corporaciones Locales), art. 3.1 de la ley 30/1992 de RJAP-PAC y el art. 84.2 de la LBRL (Ley de Bases de Régimen Local), este último matizando que su actuación se “ajustará a los principios de igualdad de trato,… y respeto a la libertad individual”. Como señala la defensora del Pueblo Vasco, sólo cabe invocar por parte del Ayuntamiento su actividad como “policía de moralidad”, sin vinculación a una ley y por tanto NO VÁLIDA en nuestro ordenamiento jurídico.
Por ello la ordenanza de la alcaldía fue anulada en base a estas recomendaciones.

9.- Ordenanzas Municipales posteriores a la evolución legislativa reseñada que han sido retiradas, tras la presentación de alegaciones por parte de la Federación Española de Naturismo y/o sus asociaciones y otras organizaciones de consumidores.
Retirada de ordenanzas reguladoras en Tenerife (30/5/2008); Recomendación en Mataró; 
Retirada en Vilanova i la Geltrú del artículo 10 de dicha Ordenanza, que establecía que el Ayuntamiento "podrá determinar zonas en donde esté prohibido el nudismo". 
En Alicante sucedió lo mismo el 17 de junio de 2008 y en Valencia el 20 de noviembre de 2009 ("Finalmentela concejalía de playas ha señalado que el Ayuntamiento no tenía competenciapara acotar las zonas de nudismo");
Tarifa aprobó una ordenanza regulatoria a finales de verano de 2009, pero una vez advertido el Ayuntamiento de su ilegalidad (en este caso terminado ya el plazo de alegaciones) el Ayuntamiento ajustó su ordenanza a la legalidad (Web PSOE Tarifa: “El nudismo no puede regularse por ordenanzas municipales”, o “El PSOE da un tirón de orejas contra el nudismo a sus alcaldes”, en Informativos Tele 5);
Durante este año 2013 la FEN ha tenido noticia de tres nuevas ordenanzas que incluían en su articulado puntos reguladores y sancionadores del nudismo. Los tres ayuntamientos han admitido la validez de los razonamientos que aquí expongo y han retirado toda referencia al nudismo de sus Ordenanzas. Se trata de los Ayuntamientos de O Grove y Arteixo en Galicia, y del de San Bartolomé de Tirajana en la isla de Gran Canaria.
Fuentes: Arteixo: “Los nudistas ganan y el Ayuntamiento retira las restricciones en los arenales”; O Grove: “O Grove retira de su ordenanza de playas la prohibición de practicar el nudismo. El informe jurídico encargado por Alfredo Bea recuerda que la legislación española permite tomar el sol o incluso pasear desnudo por cualquier lugar público”; y San Bartolomé de Tirajana: “Total libertad para desnudarse en las playas de San Bartolomé”.

10.- Ordenanzas Municipales que no han sido retiradas y han sido denunciadas ante los respectivos Tribunales Superiores:
- Ordenanza de Cádiz: a la espera de Sentencia en el TSJ de Andalucía
- Ordenanzas de Platja d’Aro y de Barcelona: resueltas a favor de los Ayuntamientos por la sala 5 del TSJC y recurridas en casación ante el Supremo (ver el recurso presentado por el CCN, Club Catalán de Naturismo, el día 7 de mayo de 2013 ante el Supremo. Ver recurso presentado por la FEN el día 25 de junio de 2013 ante el Tribunal Supremo).
- Ordenanza de Valladolid: modificada ligeramente en fase de alegaciones con el pretendido objeto de garantizar que la Ordenanza no viole una Ley Orgánica, la del derecho de reunión o manifestación (al ser una manifestación ciclonudista anual el único acto en desnudez del que se tiene constancia en Valladolid, en las alegaciones la FEN se preguntaba si el objeto real de la Ordenanza era prohibir esta manifestación). Veamos qué argumento empleó el ayuntamiento, argumento que produjo una modificación en la Ordenanza de cara a salvaguardar el derecho de manifestación. “En los casos en los que el nudismo sea una forma peculiar de exteriorización del ejercicio del derecho de reunión y manifestación y deba entenderse amparada en el mismo, la prohibición de la Ordenanza no tendría efectividad, al ser prevalente la regulación de estos derechos fundamentales contenida en la Ley Orgánica 9/1983, de 15 de julio, y permitir su ejercicio sin más requisito que la previa comunicación a la Delegación del Gobierno sin necesidad de ninguna otra autorización”. Para este ayuntamiento sólo una Ley Orgánica es válida. La Ordenanza está a la espera de Sentencia por parte del TSJ de Castilla y León.

11.- Nueva Ley de Bases de Régimen Local (Ley 57/2003).
No ignoramos que los Ayuntamientos pretenden que a partir de la modificación de la LBRL pueden hacer prácticamente lo que quieran, y usan y abusan de esta Ley en todos los conflictos de competencias que se plantean ante los Tribunales. El objeto de nuestras demandas no ha pretendido ni pretende discutir la mayor o menor potestad de los Ayuntamientos sobre sus Costas, aunque es evidente que no es tan importante como se pretende defender. Las demandas no entran ni siquiera en qué potestades tienen los Ayuntamiento sobre las playas, ni tampoco en todas las que no tiene. Las demandas sólo pretenden dejar claro que la competencia de “policía de moralidad” NO LA TIENEN. Y no la tienen, porque la tuvieron y se les ha quitado. Y se les ha quitado, porque ningún poder de nuestro Estado la tiene una vez se abolió el delito de escándalo. Y se abolió precisamente a raíz de problemas de acoso a la desnudez de los 80 en nuestras playas. Por tanto, todas las disquisiciones de contrario en torno a sus potestades sobre las playas están fuera de lugar en estas demandas, aunque puedan aprovecharse o se hayan aprovechado para otras.
La base principal la buscan en la evolución de la Jurisprudencia del Tribunal Supremo desde una inicial posición de vinculación positiva de la normativa municipal a una vinculación negativa, sobre la base de los principios de autonomía local (art. 140 CE), interpretada de acuerdo con la Carta Europea de la Autonomía Local (arts. 3 y 4), y con referencia en cuanto a la potestad sancionadora en esa línea a la STS de 23 de junio de 2003 y a la modificación operada en la Ley de Bases de Régimen Local por la Ley 57/2003. Esta evolución, junto con la afirmación de la inexistencia de norma estatal o autonómica que regule la vestimenta, pretende ser la base y trata de encontrar alojo en los arts. 139 y 140 de la Ley de Bases de Régimen Local, tras la modificación por la Ley 57/2003.
Nuestro fundamento, que no ha sido entendido o no ha querido ser entendido, no entra a discutir si esta capacidad corresponde a una u otra administración, ya que afirmamos que no le corresponde a ninguna. En nuestras demandas se hace notar que en el pasado (hasta 1988) se creyó que esta competencia correspondía al Estado y en todo caso se delegaba a los ayuntamientos mediante la figura de “policía de moralidad”, que por ejemplo se citaba con ese nombre en la Ley de Costas, pero desde 1988 nuestros legisladores advirtieron que en realidad ese cometido era contrario a nuestra Constitución, lo que se dejó claro mediante una Ley Orgánica que afectó directamente no sólo a nuestro Código Penal sino también a cualquier derivada en lo civil o puramente administrativo. Por tanto el Tribunal de Cataluña yerra al intentar reconducir las demandas hacia un tema de competencias. El Tribunal se equivoca al afirmar que en nuestra demanda se “sostiene la falta de competencia municipal para regular la práctica del nudismo en las playas, por corresponder aquélla a la Administración del Estado”. Nunca hemos afirmado eso y por tanto no es posible argumentar como se hace.

12.- El Naturismo es una ideología. Sentencia  del 14 de febrero de 2013.
Como colofón de aquel recorrido legislativo y jurisprudencial está la reciente Sentencia del Tribunal Supremo (Sala de lo Contencioso Administrativo, Sección 7ª) resolviendo Recurso de Casación Núm. 4118/2011 de  14 de febrero de 2013, en relación con el art. 16.1 CE, que como harto es sabido “garantiza la libertad ideológica, religiosa y de culto de los individuos y las comunidades, sin más limitación en sus manifestaciones que la necesaria para el mantenimiento del orden público protegido por la Ley.” Al igual que la manifestación externa de un religioso puede ser su hábito, o la de una mujer islámica puede ser incluso un Burka -ya sea éste considerado religioso o meramente ideológico, aclara el TS-, la manifestación externa de la ideología nudista es la desnudez, y por lo tanto no puede limitarse, y mucho menos mediante ordenanzas municipales, porque, desde el punto de vista del precepto constitucional invocado no se le podría negar su carácter de expresión de una determinada ideología que, en cuanto libertad constitucional, tiene el mismo tratamiento que la libertad religiosa.

Ismael Rodrigo,
Presidente de la Federación Española de Naturismo
Prohibida su reproducción parcial. Autorizada su reproducción total citando la fuente original mediante enlace a http://www.naturismo.org/opinion/iterjuridico.html
Texto completo del recuro de casación presentado por la FEN ante el Tribunal Supremo el 25 de junio de 2013.

www.naturismo.org
fen-naturismo.blogspot.com
facebook.com/ismael.rodrigo

domingo, 12 de mayo de 2013

Equilibrio entre derechos y la inexistencia del derecho a negar derechos a los demás

Jaume d'Urgell, presidente Fundación
Internacional Derechos Humanos


III Encuentro Naturista del Sur de Europa 
FEN - AAPNT - FNI


Mesa de debate: "del Escándalo Público a la Libertad Naturista"
Ponentes:
Ismael Rodrigo, Presidente FEN
Quim Plana, Vice FEN, Pres. CCN
Jaume d'Urguell, DD HH
Javier I. Rodriguez, Derecho Penal
Jordi Jimenez, Mando policial 

Intervención de Jaume d'Urgell, Presidente de la Fundación Internacional de Derechos Humanos:


Buenos días, antes de nada, por centrar la cuestión y para refrescar la memoria, me gustaría dar lectura a algunos de los artículos de la Declaración Universal de los Derechos Humanos. Se trata de un documento breve, que como sabemos cuenta con solo 30 artículos y que fue aprobado por las Naciones Unidas en 1948, y de ese documento breve, voy a leer solo unas pocas líneas:

Artículo 18. Toda persona tiene derecho a la libertad de pensamiento, de conciencia y de religión; este derecho incluye la libertad de cambiar de religión o de creencia, así como la libertad de manifestar su religión o su creencia, individual y colectivamente, tanto en público como en privado, por la enseñanza, la práctica, el culto y la observancia.

Artículo 19. Todo individuo tiene derecho a la libertad de opinión y de expresión; este derecho incluye el de no ser molestado a causa de sus opiniones, el de investigar y recibir informaciones y opiniones, y el de difundirlas, sin limitación de fronteras, por cualquier medio de expresión.

Artículo 26. 2. La educación tendrá por objeto el pleno desarrollo de la personalidad humana y el fortalecimiento del respeto a los derechos humanos y a las libertades fundamentales; favorecerá la comprensión, la tolerancia y la amistad entre todas las naciones y todos los grupos étnicos o religiosos, y promoverá el desarrollo de las actividades de las Naciones Unidas para el mantenimiento de la paz.

Artículo 30. Nada en esta Declaración podrá interpretarse en el sentido de que confiere derecho alguno al Estado, a un grupo o a una persona, para emprender y desarrollar actividades o realizar actos tendientes a la supresión de cualquiera de los derechos y libertades proclamados en esta Declaración.

Un problema recurrente cuando se trata de debatir sobre Derechos Humanos es la confrontación de legitimidades entre quienes defienden posiciones abiertamente contrapuestas, escudándose —o en relación— a la interpretación de algunos de los artículos de la Declaración Universal de los Derechos Humanos.

Por ejemplo, en el caso de la libertad de expresión, hay quien pretende que el artículo 19, se trataría de un artículo absoluto e ilimitado, y no es así, puesto que como sabemos, no es legítimo ampararse en la libertad de expresión, por ejemplo: para proferir amenazas de muerte, ni para divulgar información que viole la privacidad de otras personas, ni para difamar con la falsa imputación de delitos con manifiesto desprecio hacia la veracidad o las pruebas que sustenten dichas afirmaciones.

Los derechos, pues, deben ejercerse en equilibrio.

¿Equilibrio frente a qué? Equilibrio, por ejemplo, frente a interpretaciones contrarias a otros artículos de los Derechos Humanos. Y no solo frente al tenor literal del texto, sino en concordancia con las ideas, principios y valores que emanan del pensamiento humanista, el derecho y la filosofía.

Por desgracia, años e incluso décadas después de la aprobación de la Declaración Universal de los Derechos Humanos, en Estados Unidos de América, por ejemplo, seguía negándose el acceso de las personas de origen africano a las escuelas y universidades, debían ceder sus asientos a las personas de origen caucásico en los transportes públicos y debían enfrentarse a un sinnúmero de discriminaciones y humillaciones cotidianas, como la obligatoriedad de utilizar baños separados: unos para “blancos” y otros para “negros”, que además estaban etiquetados de esa forma.

Todo ello obedecía a diversas fobias, recelos, miedos, estereotipos funestos y a argumentaciones falaces, que partían de premisas contrarias a la esencia de los Derechos Humanos.

De todas estas premisas, acaso la más repetida fue el pretendido “derecho a no ver” negros. El derecho a no compartir espacio con personas a las que no consideraban como iguales, a pesar de la evidencia humana, filosófica, histórica y científica.

No querían ver a niños negros en las mismas aulas que utilizaban sus hijos. No querían ver a personas negras utilizando los mismos urinarios públicos de sus ayuntamientos, cines y restaurantes. No querían ver a negros sentados, junto a blancos de pie, en los trenes y autobuses.

¿Existía ese derecho a no ver? Obviamente no. No solo no existe el derecho a no ver, sino que además, con carácter general, podemos afirmar que: no existe el derecho a negar los derechos de los demás, porque un derecho al que solo pudieran acceder algunas personas, no sería merecedor de la palabra “derecho”, convirtiéndose, de hecho, en un privilegio.

Nadie tiene derecho a negar los derechos de los demás.

Ya de regreso al contexto del Naturismo: todavía hoy, en pleno año 2013, sigue habiendo personas que bajo la influencia de dogmas morales, doctrinas políticas y otras fuentes de pensamiento acrítico, insisten en hacer valer su“derecho a no ver”, y aún más, “su derecho a imponer su código moral” a los demás, sin su consentimiento.

Frente a eso, el naturismo debe asumir el compromiso de un trabajo multidisciplinar y en varios frentes al mismo tiempo: por un lado, es preciso hacer pedagogía: explicar cosas sencillas, como que el derecho de unos no atenta contra el derecho de nadie, al revés, lo refuerza; que derecho no significa obligatoriedad; que ninguna institución social corre peligro de desaparecer por el hecho de que algunas personas no sientan la necesidad de ocultar su cuerpo cuando el clima no lo requiere; que no se trata de un atentado contra los valores de nadie; ni mucho menos de una agresión sexual masiva e indiscriminada.... que ocultar lo que todo el mundo conoce o debería conocer, carece de sentido… y por otra parte, junto al trabajo formativo, será preciso estar alerta frente a los intentos de criminalizar el más natural de todos los ejercicios de libertad: existir sin más, sin ropa, ni otras máscaras ajenas a la voluntad.

Hemos abierto con una cita y vamos terminar con dos, más breves todavía: el artículo número 1 de la Declaración Universal de los Derechos Humanos y la definición formal de Naturismo.

Artículo 1. Todos los seres humanos nacen libres e iguales en dignidad y derechos y, dotados como están de razón y conciencia, deben comportarse fraternalmente los unos con los otros.

El Naturismo es una forma de vivir en armonía con la naturaleza, caracterizada por la práctica del desnudo en común, con la finalidad de favorecer el respeto a uno mismo, a los demás y al medio ambiente.

Jaume d'Urgell
Fundación Internacional de Derechos Humanos

Sitio web: http://fundacion.in